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- Shariputra! La forme n'est pas différente du
vide, le vide n'est pas différent de la forme.
La forme, c'est le vide; le vide, c'est la forme. Il
en va aussi de même des sensations, des perceptions,
des constructions et des consciences.
Shariputra!
Tous ces éléments caractérisés
par le vide ne naissent ni ne disparaissent, ne sont
ni souillés ni pures, ne s'accroissent ni ne
décroissent.
C'est
pourquoi, dans le vide, il n'y a pas de forme, de sensation,
de perception, de construction ni de conscience.
Il
n'y a pas d'oeil, d'oreille, de nez, de langue, de corps
ou de mental.
Il
n'y a pas de forme, de son, de parfum, de goût,
de toucher ni d'éléments.
Il
n'y a pas de domaine de la vision, etc., ni de domaine
de la conscience mentale.
Il
n'y a pas ignorance ni suppression de l'ignorance, etc.,
pas de vieillesse-et-mort ni suppression de la vieillesse-et-mort.
Il
n'y a pas de souffrance, d'origine, d'extinction ni
de chemin.
Il
n'y a ni connaissance ni acquisition.
Parce
qu'il n'y a rien à être acquis, le bodhisattva
s'appuyant sur la prajñâ-pâramitâ
n'a pas d'empêchement en son mental.
Parce
qu'il n'a pas d'empêchement, il n'a pas de crainte
: séparé de toutes les méprises
et pensées illusoires, il parvient au nirvâna.
Les
buddha des trois temps obtiennent l'anuttara-samyak-sambodhi
[parfait éveil insurpassable] en se fondant sur
la prajñâ-pâramitâ.
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